On parle d’insuffisance cardiaque lorsque le cœur n’arrive plus à assurer sa fonction essentielle de pompe du sang et d’irrigation de tous les autres organes. Les causes principales sont les maladies coronaires et l’hypertension artérielle. Les complications les plus fréquentes sont les troubles du rythme, les accidents thromboemboliques (formation de caillots) et l’insuffisance rénale.
Il s’agit d’une maladie sévère, progressive et souvent fatale. Près de la moitié des patients décèdent dans l’année qui suit la première hospitalisation1.

| Progression* |
|
Classe I | |
Classe II | |
Classe III | |
Classe IV |
| Symptômes |
Pas de symptômes | Fatigue, palpitations, essoufflement après un effort soutenu |
Symptômes et gène au moindre effort | Symptomatique au repos |
||||
| Activité |
Pas de limitation | Limitation modeste | Réduction marquée | Impossibilité (alitement) | ||||
| *Classification internationale de la New York Heart Association | ||||||||
Les traitements de l’insuffisance cardiaque sont essentiellement palliatifs: médicaments, réadaptation cardiovasculaire, stimulation multi-site, techniques chirurgicales conventionnelles de revascularisation, d’annuloplastie mitrale, assistance circulatoire mécanique ...
Pour les patients en insuffisance cardiaque avancée bi-ventriculaire, réfractaires à toutes ces options, le seul traitement est la greffe cardiaque. Or, il y a moins de 4.000 cœurs de donneurs disponibles chaque année dans le monde, pour plus de 100.000 patients qui attendent une solution.